On va la niquer !


Malheureusement, il semble que Tomi Ungerer  (décédé récemment) avait raison…

Faudrait quand même être un peu prudent :

Notre planète se fiche de nos agissements à la fois égoïstes et toujours plus grandioses.

Sa fièvre baissera probablement un jour.

Mais nous (et nos enfants) seront tous crevés, comme ces bactéries (ou virus) nocives dans notre corps après une toux d’hiver fiévreux.

Et « l’Odyssée de l’humanité » sera belle et bien terminée :

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Le très cher cœur de Paris

À la Porte de Clignancourt…
(Photo de l’article du Parisien du 28/02/2019)

Un cœur très cher (650 000 € quand-même !) s’ajoute à d’autres nombreux gaspillages de la Ville de Paris…

…mais lisez vous-même l’article du Parisien en cliquant ici !

Et pour une fois, on est assez d’accord avec les nombreux commentaires…

Et si vous avez encore quelques minutes pour vous fâcher (ça fait du bien le matin !), reportez-vous sur nos articles « L’art et le fric » et « L’art pour tous » sur le même sujet.

Ajoutons à cette triste liste des gaspillages encore ces très chers JO 2024 qui ont été «gagnés» par Paris lors d’un minable jeu de dupes

Une dernière remarque : il semble que ce « Cœur de Paris » soit un objet d’art… Hum, nous le plaçons plutôt dans notre rubrique poubelle «Kitsch de luxe» :

Photo-du-Parisien
Photo du Parisien (article du 11 février 2019)

Nuit de la solidarité 2019

Cette année, la nuit de la solidarité aura lieu pendant la nuit du 7 au 8 février 2019 (jeudi-vendredi), donc dans moins de 3 semaines ! Le site de la Ville de Paris est vraiment bien fait et régulièrement actualisé (pour une fois !) et nous pouvons seulement vous inviter à le consulter et à en divulguer les liens !

Les inscriptions sont ouvertes !

Pour toutes information supplémentaires, consultez la page

FAQ (Frequently Asked Questions), en français : Foire aux questions

Pour une fois, cette page qui figure tout en bas de la page d’accueil principale, est très bien faite et répond pratiquement

Vous pouvez déjà ici télécharger le guide méthodologique (format PDF, 4 pages) qui sera distribué aux participant.e.s.

Si vous souhaitiez d’être le/la responsable d’une équipe, poste toutefois réservé aux professionnel.le.s du social (association ou institution), aux membres d’une association de lutte contre l’exclusion, aux maraudeurs expérimentés ou aux bénévoles de la première Nuit de la Solidarité, téléchargez ici le guide méthodologique sur ce sujet.

Intéressant sont aussi les résultats de la dernière (et première) nuit de la solidarité 2018, notamment les témoignages en vidéo et les rapports détaillés et téléchargeables de l’APUR (Atelier Parisien d’URbanisme).

Et voilà la carte de l’APUR des sans-abri de Paris pour février 2018 :

Et pour les plus curieux(euses) infatigables, ici le rapport complet de l’APUR (format PDF, 72 pages).

Petite remarque : à la page 58 de ce rapport complet figure la carte des «STRUCTURES D’ACCUEIL DE JOUR À DISPOSITION DES PARISIENS EN GRANDE DIFFICULTÉ EN 2016»

Pas mal.
Mais on aimerait bien que cette carte soit interactive et actualisée, un peu comme la nôtre :

Carte de Paris pour SDF

 

 

Musique d’espoir pour 2019

Une œuvre particulière de musique expérimentale, très répétitive, idéale pour se reposer,  méditer, durant presque 75 minutes !

L’œuvre est basée sur l’enregistrement d’un SDF à Londres, en 1971, qui chantait dans un coin de rue la chanson religieuse « Jesus’ Blood Never Failed Me Yet » :

« Jesus’ blood never failed me yet
Never failed me yet
Jesus’ blood never failed me yet
This one thing I know
For He loves me so »

Ce morceau est répété en boucle.  Autour sont développés de plus en plus d’instruments. A la fin, le morceau est repris par la voix rocailleuse de Tom Waits.

Maintenant, prenez votre temps, reposez-vous et laissez vous emporter par ces vagues tranquilles et finalement d’un grand optimisme et beaucoup d’espoir :

Le compositeur s’appelle Gavin Bryars, un compositeur de musique post-minimaliste et contrebassiste britannique.

Et pour tous ceux d’entre vous qui n’auraient pas maintenant 75 minutes de repos disponibles, nous avons choisi ci-dessous quelques chansons plus courtes, mais toujours dans un esprit d’espérance et de confiance pour le futur :

Bonne année 2019 !

 

Joyeux Noël 2018 !

Cette année, nous vous présentons les premiers résultats d’un étude comparative sur le traitement humoristique de la fête de Noël.

Commençons d’abord avec nos voisins de l’est, les Allemands :

On dirait plutôt sympa, drôle, presque infantile avec un dénouement douloureux d’une situation de manche pourtant bien engagée, mais se heurtant à la logique bien kantienne…

Suivent ensuite nos voisins de l’ouest, les Anglais avec une autre interprétation humoristique de l’histoire des rois mages :


On dirait, un humour typiquement British, grotesque et quand même un peu malveillant vis-à-vis de l’histoire sainte…

Enfin, il nous reste l’humour des Français à analyser !

Et là, aucun cadeau, mais regardez vous-même :

Quand même : joyeux Noël 2018 !

 

 

L’art pour tous !

L’art pour tous (ou toutes), aux antipodes de l’art pour les milliardaires :

Ici le plan d’accès :

Et maintenant le plan de l’exposition (avec – sur la page 2 du fichier PDF – une liste des 56 exposant(e)s) :

Et ici quelques images de l’expo !

…qui montrent la grande variété des œuvres exposés.

Un cadeau pour Noël ?

On n’est pas encore à la fin de mois, et s’il vous reste encore un peu d’argent pour les cadeaux de Noël (et si vous êtes en manque d’idées…), sillonnez l’expo : vous trouverez certainement quelques idées belles et originales !

Nous vous conseillons aussi de discuter avec les artistes et vous verrez que les prix des œuvres sont généralement largement justifiés. Parfois, les méthodes de fabrication (des œuvres, pas des prix !) sont fascinantes !

Une galerie pour les SDF ?

Notre grand rêve serait la mise en route d’une galerie pour les œuvres des gens de la rue dans laquelle ils pourraient exposer et vendre ce qu’ils créent dans les différents ateliers d’art (par exemple à l’association AUTREMONDE).

Peut-être (ou même certainement ?) pas aux mêmes prix que les œuvres des artistes pro…  mais, bon, simplement en rapport avec leur qualité artistique.

Nous avons ici déjà publié quelques tableaux d’une SDF… rendez-vous par exemple sur la page dédiée à Thana.

Le prix d’un ticket ?

« Quatre-vingt-quinze centimes ? ».

« Non, c’est le prix d’un timbre-poste pour une lettre prioritaire, jusqu’à 20 g… enfin jusqu’au 31 décembre 2018, minuit ».

(En sentant le piège se fermer autour de lui) : « Ben, évidemment, vous savez, je suis pressé…». « Alors, quel est le prix d’un ticket de métro standard ? ».

« Ah oui, ben, 1€50 ? ».

« Non, le tarif pour un simple ticket T+ est de 1€90 ! ».

« Ah oui, j’ai oublié, j’achète toujours des carnets ! » « Le prix d’un carnet T+ ».

(Il calcule… « 1€90 multiplié par 10, moins une réduction… mais c’est quoi un carnet T+ ??? » ) : « aux alentours de 16 € ». « Non, c’est moins cher : 14,90 € ! ».

« Oui, oui, vous savez, je suis toujours pressé, et étant député je n’ai souvent pas le temps de prendre les transports en commun… faut que j’aille à l’Assemblé en urgence… il y aura un vote ce matin… vous voyez, je suis à pied, on est plus sûr d’arriver à temps… » (ils se trouvent sur le Pont de la Concorde).

« Mais juste une autre question : pouvez-vous nous dire le prix d’une baguette bien cuite, d’un croissant, d’un café au bistro… ? ».

(En accélérant son marche…) : « Excusez-moi, je n’ai vraiment pas le temps, on vote par ailleurs la nouvelle loi sur la précarité… faut surtout pas que je la rate, la vote… ».

« Mais vous votez pour où contre ? »

(En marchant toujours plus vite) : « Pour naturellement  ! ».

(Son interlocuteur n’arrive plus le suivre, gêné par son équipement : casque, gilet-pare balle, micro, enregistreur, etc. etc. ) : « Pour la précarité ? ».

(Maintenant en courant et en criant…) : « Connard ! Sale journaliste ! Fis de pute ! Enfoiré, enculé ! Vive la guillotine de la Concorde… ».

Ceci est un interview imaginaire. Naturellement.

Mais une scène similaire , certes moins violente, s’est déroulée récemment à Barcelone :

Regardez ici la vidéo !

Mais Manuel Valls qui a quand même évité de se tirer une balle dans son pied (il n’avait aucune idée sur le prix), n’est pas le seul – loin de ça – qui se fait piégé :

L’art et le fric

Il y a trois semaines environ, on pouvait lire l’article suivant dans Le Parisien :

Bonne idée, pourquoi pas ?

Ici, le site officiel de cette initiative. Très bien fait, le site d’internet.

Mais, mais, mais : 50 000 € pour chaque œuvre ? Un œuvre éphémère (pourquoi éphémère ?) pour une période entre un et cinq ans seulement !

Divisé par 6 (réalisations prévues entre mars et fin août), ça fait plus que  8 000 € de salaire brut par mois (en considérant que l’heureux/se artiste élu/e travaille, comme prévu 6 mois son site) !

On connaît déjà la réponse de la Mairie : « oui, oui, mais dans cette somme sont inclus les études de faisabilité, les démarches administratives (voirie, EDF, GRDF, RATP, etc.) et surtout les frais pour les jurys ! ».

Mais avec le même budget total, on pourrait financier 200 projets plus petits à 5 000 € l’unité !

Ou, en divisant d’avantage, on pourrait embellir l’ensemble des sanisettes et des armoires électriques de Paris – sans oublier ces nouveaux kiosques moches – et ainsi soutenir un peu des artistes moins connu(e)s et beaucoup moins loti(e)s… Deux exemples ?

Rue Sorbier, 20ème
Rue Faidherbe, 11ème

Mais bon, cette initiative montre bien dans quel monde on vit actuellement. Le monde du fric qui parasite aussi bien le sport que les arts. Presque chaque multimillionnaire ou milliardaire a besoin de confirmer son statut par :

  1. une grand yacht,
  2. une penthouse à New York et à Dubai, un triplex sur l’ile de la Cité à Paris, une villa sécurisée sur la Côte d’Azur (ou à Los Angeles),
  3. une Lamborghini, Ferrari, ou deux,
  4. et une collection d’œuvres d’art ou encore mieux, un musée d’art contemporain dans lequel il peut confirmer son caractère de généreux mécène.

Il devient subitement expert en la matière et nous, qui commencions d’avoir des sympathies pour tous ces pauvres types qui essaient de saboter cette machinerie de création des plus-values (parfois gigantesques) – et d’en profiter :