Pourquoi Paris n’a pas «gagné» les JO 2024

Parce qu’il n’y avait ni combat, ni adversaire !

C’était un jeu de dupes , réglé diplomatiquement à l’avance, une sorte de pari truqué.

Toutes les anciennes villes adversaires ont jeté, l’une après l’autre, l’éponge par soucis financiers, par consultation démocratique de la population concernée ou par les deux (la liste ci-dessous étant dans l’ordre chronologique, cliquez sur les liens pour en savoir plus…) :

Restaient alors Paris et Los Angeles, et c’est par peur de n’avoir désormais plus aucun candidat pour les JO 2028, que le CIO a eu l’idée géniale de la double attribution des jeux (2024 et 2028). Une double attribution avec deux candidats !

De plus, après les JO de Paris en 1924, quelle opportunité de fêter un x-ième centenaire, toujours très apprécié par nos représentants. Quelle suspense, quelle «victoire» !

Disons, hier on a tremblé jusqu’à la dernière seconde !

Évidemment, les sportifs(ives), les médias, la pub et le business du sport se sont engagés à fond pour ces JO parce que c’est quand-même leur fond de commerce.

Moins évident est l’emballement du monde politique pour une telle aventure.

Qu’on le sache, il faut monter ce projet avec des déficits budgétaires toujours en hausse. Il faut alors trancher, réduire les dépenses ailleurs, parce que les JO ont désormais la priorité absolue. Pour les constructions et grands travaux on aura très probablement recours aux fameux PPP (Partenariat Public-Privé), ces machins à dissimulation des dettes futures.

Moins évident est également le soutien populaire. Pourquoi n’a-t’on pas organisé un référendum comme l’ont fait pas mal d’autres villes ? Par peur de perdre ? Un référendum de la population de Paris et de sa banlieue, voire d’Ile-de-France qui va subir maintenant le cirque (travaux, expropriations, occupation des sols…) comme un rouleau compresseur pendant 7 ans.

Une chose est sûre : après les jeux, les riches seront encore plus riches, les classes moyennes lésées financièrement et les pauvres les grands perdants par détournement des fonds de la solidarité sociétale.

Rien dans le montage des JO 2024 à Paris n’est démocratiquement approuvé. Cette action politique bien coordonnée – là, pour une fois, il y avait de l’action, hourra ! – (comme pour bien d’autres) est plutôt typique d’un fonctionnement politique d’une «démocrature» ou d’une «dictatie» : sous le lobbying du complexe sportio-médio-publi-business le monde politique a décidé pour vous, pour votre bien-être, pour votre avenir.

Pour être clair : nous ne sommes pas du tout contre les JO par principe.

Pourquoi pas les organiser et fêter :

  • s’il y a un excédent budgétaire,
  • s’il y a un vote populaire favorable,
  • et s’il n’a pas un sans-abri tous les 50 mètres dans les rues de Paris pour «accueillir les visiteurs venus de tous les pays du monde».

Finalement, il semble bien que Paris n’ait pas «gagné» les JO 2024, mais un joli bonnet d’âne.

 

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UBER & Co : créateurs de SDF

Ce matin dans le Parisien : les «Deliveroos» ne sont pas contents ! Mais pas du tout !

(Lisez aussi les commentaires en bas de la page du Parisienvous pouvez également télécharger l’article en format PDF en cliquant ici).

Ce mécontentement justifié nous laisse songeur et nous conduit malheureusement aux réflexions suivantes :

Le nombre des SDF et sans-abri augmente continuellement depuis x années maintenant.

Ce chiffre devrait faire un grand bond en avant dans les années à venir, grâce aux nouveaux acteurs sur la scène économique :

  • les UBER & Co, d’abord des créateurs d’emplois précaires, ensuite, après avoir donné aux gens des boulots pour lesquels ils n’ont besoin d’aucune formation particulière (surtout pas des bac+5 !), les laisser sur un marché du travail de forte concurrence avec la fâcheuse tendance générale à la baisse des salaires, pour qu’un jour, ils puissent commencer leur propre carrière comme SDF,
  • les auto-entrepreneurs, les micro-entreprises et (oui, oui aussi !) les start-ups, ces solutions miracles macroniennes contre le chômage de masse, qui consistent à persuader (ou plutôt faire croire) un grand nombre de jeunes (ou de chômeurs de longue durée ou encore de séniors), à s’aventurer dans leur propre activité indépendante avec une sécurité sociale minimale (mot clé : «RSI»)…

Bienvenue dans la communauté des SDF et sans-abri : ces experts des nuits blanches et des longues files d’attente, ces aventuriers dans les jungles urbaines à la «Koh-Lanta à Paris», ces membres de notre Club sélect, inaccessible pour tout bobo bienveillant.

Et surtout pour ceux, devenus très paresseux, qui se font livrer la bouffe au lieu de bouger leur c…

P.S. Attention Deliveroos ! Vous risquez d’être avalés (ou «UBERisé») bientôt :

Pas besoin d’extraterrestres !

Nous nous exterminons nous-mêmes.

Tous seuls, aucun problème !

C’est assez hallucinant : jamais sur terre, il n’y a eu autant de richesses.

Richesses, disons, gratuites (eau, air, océans, plantes, animaux, etc.).

Une richesse qui est actuellement consommée et détruite d’une façon accélérée.

Richesse humaine : le génie humain a bien réussi grâce à ce qui  lui est offert par la nature. Gratuitement

Un esprit tout petit, minable, voire infantile, veut à tout prix accumuler et garder des choses matérielles qui ne servent strictement à rien.

Surtout pas après sa mort.

Mais avant, il lui faut foutre la merde. Un peu partout.

Personne et rien n’est immortel, même pas les dieux qui meurent de toutes façons avec les hommes (et évidemment avec les femmes).

Même pas les dieux du fric, du succès et de l’apparence.

 

 

 

 

 

 

La nouvelle carte de Paris pour les SDF, les bénévoles, les donateurs et les autres

Depuis peu, la barre menu de notre blog est modifiée. L’onglet «Carte de Paris pour SDF», première ligne, deuxième onglet en partant de la gauche, y a été ajouté :

En cliquant sur cet onglet,   notre nouvelle «Carte de Paris pour SDF» s’ouvre aussitôt. Elle est, comme son nom le dit, conçue spécialement pour les sans-abri et les SDF, mais est également destinée aux bénévoles, aux donateurs/trices et peut finalement être pratique pour tous les autres.

La carte, créée avec le logiciel libre «uMap», fonctionne un peu comme toutes les cartes sur internet (notamment celles de Google), avec les fonctionnalités générales «zoom», «plein écran», etc. etc. et la possibilité de cliquer sur des icônes pour accéder aux informations supplémentaires (adresses, horaires, liens…).

Nous avons essayé d’organiser la carte de sorte que vous pouvez accéder aux informations qui vous intéressent en deux ou trois clics maximum : souvent vous arrivez à un fichier PDF imprimable.

La barre d’outils de gauche

De haut en bas, vous trouvez les icônes :

  • Zoomer
  • Dézoomer
  • Chercher un lieu
  • Voir en plein écran
  • Mesurer les distances et…
  • le Gestionnaire des calques.

Remarque concernant l’icône « Chercher un lieu » : une fenêtre s’ouvre à droite dans laquelle vous pouvez chercher n’importe quel lieu sur notre planète. Soyez précis !

Remarque concernant l’icône « Mesurer les distances » : pour sortir des mesures, il faut à nouveau cliquer sur l’icône.

Le Gestionnaire des calques  en menu déroulant (qui s’ouvre aussitôt quand vous glissez dessus) permet de filtrer les données de la carte : en cliquant sur le petit œil, vous pouvez « afficher ou masquer la carte d’un thème » !

Et ainsi simplifier la carte pour vos besoins spécifiques.

 

Légendes de droite

Elles présentent les cartes thématiques : les «Accueils de jour», les endroits où manger, les «Bains-douches», etc. souvent avec des liens vers les pages internet des structures ou des listes en PDF.

 

 

Le bouton «Visualisation des données», vous permet afficher la liste complète des sites.
Retour sur la liste des thèmes avec le même bouton qui s’appelle maintenant «A propos».

 

 

Chaque ligne de la liste alphabétique des sites est précédée par une toute petite «loupe». En  cliquant sur cette «loupe» (ou sur le nom du site), la carte se centre sur ce site. Une fenêtre d’informations s’ouvre. Il en est de même si vous cliquez directement sur l’icône qui se trouve sur la carte…

 

 

Les cases colorées

Ces petits cases indiquent l’emplacement du site sur la carte. En cliquant dessus, dans la carte, une petite fenêtre s’ouvre avec les informations essentielles (nom, adresse, station du métro la plus proche) mais également des liens vers : la page internet de la structure (s’il y en a une),  les horaires d’ouverture ou encore d’autres structures du même type.

En ce qui concerne «La bouffe et les boissons chaudes à Paris», nous avons volontairement regroupé ces deux thèmes sur une même carte. On peut les distinguer sur la carte soit par l’icône, soit par la couleur :

Guide Solidarité «Été 2017»

Sensationnel !

Le Guide Solidarité «Été 2017» est maintenant disponible en fichier pdf.

Euh, en fait, déjà disponible depuis le 22 juin 2017… sorry,  mais on le cherche encore un peu partout dans les mairies, dans les associations…

Vous pouvez le télécharger en version «virtuelle», c’est-à-dire «écolo» (36 pages – 1,2 Mo)

en cliquant ici !

Une version «papier» («ringard», mais disons beaucoup plus «pratique»), est disponible gratuitement à l’accueil des Mairies et auprès de la plupart des associations du secteur de « la grande et très grande précarité », c’est-à-dire du monde des SDF et sans-abri.

Sur le site de la Ville de Paris, vous pouvez lire cette petite introduction :

«Le nouveau guide d’été Solidarité à Paris est arrivé. Retrouvez toutes les informations sur les lieux d’accueil aux sans-abri, les dispositifs d’aide alimentaire, d’hébergements et bien plus.

Destiné aux sans-abri et aux personnes en grande précarité, le guide Solidarité à Paris – été 2017 est désormais (apparemment, NDLR) ««disponible dans les mairies d’arrondissement, les associations spécialisées et les services sociaux parisiens»».

Édité par la Ville de Paris, c’est un guide gratuit de 32 pages qui complète le guide Solidarité – hiver en indiquant les horaires et dispositifs d’été mis en place par les associations et la Ville de Paris. 

Nouveauté cette année : les restaurants solidaires de la Ville de Paris restent ouverts tout l’été pour offrir des repas 7j/7 (super ! NDLR). Vous trouverez dans ce guide toutes les informations d’urgence afin de pouvoir vous nourrir, vous soigner, vous rafraîchir, vous doucher ou être hébergé d’urgence durant l’été à Paris. Il recense aussi les coordonnées des travailleurs sociaux œuvrant à l’amélioration du quotidien des plus démunis.»

Nouveau centre d’hébergement controversé…

Dans un article du Parisien du 23 juin 2017 (de Benoît Hasse), on apprend qu’un nouveau centre d’hébergement pour les sans-abris de Paris sera mis en place avant l’hiver 2017/18.

D’une capacité de 300 places, le centre accueillera une petite partie des gens qui appellent le fameux «115», par ailleurs souvent sans suite (numéro occupé, «ne raccrochez pas, restez en ligne» à l’infini, «un opérateur va vous répondre» également à l’infini, etc. etc.).

Ses avantages : il se situe sur le site du «Bastion N° 1», un des derniers vestiges de l’enceinte de Thiers (les fortifications autour de Paris), construite entre 1841 et 1845 et qui n’a par ailleurs servi strictement à rien… sauf d’avoir la place d’y construire  120 ans après le périphérique…

Wikipédia donne son emplacement exact :

Le bastion est situé en contrebas du boulevard Poniatowski (au 117 bis), dans le sud-est du 12e arrondissement de Paris. Il est séparé de la Seine par le quai de Bercy et du reste de l’échangeur de la porte de Bercy par la rue Robert-Etlin, qui le contourne sur plus de la moitié de son pourtour  (cf. Diaporama ci-dessus, captures d’écran@GoogleStreetView2017) :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Il est loin des habitations, donc pas de  gène en provenance des sans-abris (bruit, incivilités, etc.) pour les riverains (non existants), mais beaucoup de bruit et de pollution de voitures pour les premiers ! Et il est desservi  par une seule ligne de bus : la 24 (École Vétérinaire de Maisons-Alfort / Gare St-Lazare).

Ses inconvénients : le «Bastion N°1» est classé «monument historique» !

Et c’est ça qui déclenche la colère et l’incompréhension des quelques-uns de nos compatriotes :

Faudrait peut-être mettre les centres d’hébergement en grande banlieue : là, on trouvera certainement des Z.I. sans Bus ni RER, sans voisinage (même lointain), et pas classées «monument historique» !

Et pour «TRACFOUINE, «Toto775» et «jeniperig», on leur propose de passer cette année des vacances d’aventure, riches en expériences nouvelles : « Koh Lanta à Paris » !

15 jours  dans les rues de Paris – en préférence pendant les vacances de Noël – avec un sac de couchage, un kit d’hygiène, un kit de survie, un sandwich et 10 €. Avec interdiction absolue d’appeler ses proches au secours.

Et s’ils n’avaient ni l’envie, ni le courage d’une telle aventure, il leur suffirait de tester simplement le «115» ! L’appel est gratuit !

 

Alerte à la chaleur !

Vendredi dernier, Météo France prévoyait encore une «vague de chaleur» pour la première partie de cette semaine, avec un pic de température de 34 °C pour aujourd’hui (!), avec un retour à des températures plus raisonnables (en-dessous de 30 °C) à partir de mercredi.

Aujourd’hui, Météo France nous indique (comme prévu ! Bravo !) les 34 °C, mais, mais, mais, prévoit maintenant  une «vague de chaleur caniculaire» avec des températures allant jusqu’à 36 °C pour jeudi et un retour à des températures «normales»… «au plus tôt» pour vendredi.

Prévisions de vendredi dernier (16 juin) Prévisions d’aujourd’hui (19 juin) 

Avec en prime, deux nuits très chaudes avec des températures ne descendant pas en-dessous de 23 °C et un vent quasiment nul. Idéal pour la fête de la musique !

C’est très bien pour les gens aisés avec leurs habitations et bagnoles climatisées ; moins bien, voire chiant, pour les gens qui ne disposent même pas d’une douche ou d’un frigo et, évidemment, pour tous ceux qui vivent dans la rue.


Vous trouvez cette affiche avec beaucoup d’autres conseils sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

L’affiche est certainement très utile pour la population générale, car elle rappelle des choses simples à respecter pour nous soulager de cette chaleur étouffante.

Or, pour un sans-abri, seul le grand slogan de l’affiche «Boire régulièrement de l’eau» peut avoir une quelconque signification. Pour lui, tous les autres bons conseils sont à priori caducs :

  • Mouiller son corps et se ventiler (avec quel spray ou ventilateur ?),
  • Maintenir sa maison au frais et fermer les volets le jour (quelle maison ?),
  • Donner et prendre des nouvelles de ses proches (quels proches ?),
  • Manger en quantité suffisante (où ?),
  • Ne pas boire d’alcool (comment dormir et tenir ?),
  • Éviter les effort physiques (comment se déplacer avec ses sacs, caddys, etc.).

Ce qu’il lui reste à faire, c’est évidemment boire beaucoup d’eau aux fontaines* et robinets dans les parcs, les squares, au dos des toilettes automatiques*, dans les couloirs du métro… ou en demandant à un commerçant qui affiche sur sa vitrine ce logo de l’association « Le Carillon » :
Et pour se protéger pendant les heures les plus chaudes de la journée, c’est-à-dire en fin d’après-midi, on peut toujours descendre dans le métro, aller dans une bibliothèque (si sa clim marche…), aller dans un musée à l’accès libre ou… aller dans une église !

* vous pouvez trouver les fontaines et les toilettes automatiques (sanisettes) les plus proches en consultant notre nouvelle «Carte de Paris pour SDF».

Vous pouvez aussi suivre l’évolution de la météo en temps réel, par exemple en consultant notre page « Météo », sur laquelle vous trouvez, vers le bas le lien direct vers le site de Météo France pour l’Île-de-France.

Bonne fête de la musique !

 

 

 

 

Du nouveau dans les bains-douches

Une heureuse nouvelle à noter : la rénovation des bains-douches Saint-Merri  au 18, rue du Renard dans le 4ème arrondissement, pourtant  pas trop mal notés, avec un «14/20», hors de notre campagne de labellisation en 2013.

Cette rénovation a été votée lors du budget participatif 2015 :

Le budget de 20 000 € nous semble néanmoins un peu Léger pour une rénovation approfondie. Et en effet (si vous cliquez sur le texte) : «Il est proposé de réaliser des travaux de remise en état des cabines des bains-douches Saint-Merri. Il s’agit d’améliorer les conditions d’accueil de ces bains-douches municipaux du 4e arrondissement qui sont fort utilisés

Pourtant, dans sa note explicative pour le budget participatif 2017 (page 16), la Ville de Paris estime elle-même les coûts pour une rénovation complète à 1 M€ :

Il s’agit donc bien d’une mini ou micro rénovation (20 000 €, c’est le 50ième d’un million d’€ !). Alors encore un petit effort SVP !

Mais bon, pour une fois un vote utile dans le cadre du budget participatif, c’est déjà malheureusement une grande exception.

Pour améliorer définitivement la situation précaire dans les bains-douches, vous pouvez agir en participant à la labellisation des établissements !

Sur notre liste, il restent à ce jour, encore 5 bains-douches non notés ! De plus, notre campagne de labellisation date maintenant de plusieurs années et il est peut-être (mais peu probable) possible qu’il y ait eu des améliorations depuis. Il faudrait alors également vérifier l’état des établissements mal notés à l’époque (notamment Audubon, Butte-aux-Cailles, Petitot, Charenton et Bidassoa).

Ne vous privez pas d’une petite aventure dans le monde de la grande précarité tout près de chez vous ! C’est éloquent et instructif…

Vous n’avez besoin que de notre guide et de la feuille de notification (téléchargeables ci-dessous), une heure de temps libre et la soif naturelle d’un(e) explorateur/trice !

Guide de labellisation
Feuille de notification

à imprimer au format «portrait» !

Pour plus d’informations à ce sujet, reportez-vous sur notre article général et à la fiche pratique.

Et pour conclure, encore une suggestion pour la presse : la prochaine fois que vous publierez un article sur les bains-douches de la Ville de Paris, n’allez pas visiter ceux des «Haies» ou de «Rome» (tous les deux rénovés), mais plutôt les mal notés ! Là, vous ne décrierez pas des «anecdotes» et des «drôleries», mais la galère de rester propre pour les gens en grande précarité, indigne pour la présumée «plus belle ville du monde».

Et encore une pour les architectes et concepteurs de rénovation des bains-douches : allez-y, prenez une douche et interrogez les agents de la ville qui y travaillent et vous découvrirez les malfaçons et défaillances techniques dues à une conception erronée (avaloirs et siphons trop petits – donc bouchés,  stagnation des eaux par manque de pentes, installations fragiles, chauffe-eaux en panne, etc. etc.) qui empoisonnent le quotidien de tout le monde (agents de la ville de Paris inclus).

 

 

Patients

Il y a maintenant déjà 4 semaines que le film «Patients» du slameur Grand Corps Malade est sorti et le risque qu’il soit déprogrammé est en constante augmentation !

Ne le ratez sous aucun prétexte ! Voici les séances de ce week-end (1er et 2 mars 2017) :

Pour les autres dates, renseignez-vous sur les séances ici.

Comme vous pouvez le constater, le film a été accueilli avec bienveillance, voire enthousiasme:


Six journaux lui ont même accordé cinq étoiles sur cinq ! Ici la critique du Parisien et un article sur ce sujet dans son magazine du vendredi du 17 février 2017 :

La critique du Parisien
Article du magazine Le Parisien

Aux antipodes : Libé est un peu la dernière roue du carrosse…


Hum, en lisant cette savoureuse critique, on dirait plutôt : «Anne Diatkine paralysée pas ses clichés…», n’est-ce pas ? On constate également : 0 commentaire !

Peut-être, les gens restent-ils sans voix après cette charge…

Pas nous !

Parce que tout ce que critique Anne Diatkine, ce que lui manque («l’espace intime», «le vacillement», «l’éclat de vérité imprévu») est justement la grande force de ce film !

Un spectateur témoigne :

«J’ai hésité à aller le voir, j’avais des doutes : encore des sentiments forts, des engueulades, des flash-back (l’accident !), des voix off, des scènes crues, etc. Mais non, rien de tout ça. Pas ce cinéma qui tourne sur lui-même, auto-satisfait et fatigué. Non, je dirais, c’est moins une comédie dramatique qu’un film documentaire englobé d’une histoire vraie et donc fortement linéaire. Et je peux confirmer que dans les Centres de rééducation, on ne s’engueule pas d’avantage que le film nous montre et on répète souvent les mêmes blagues, trois ou quatre fois, comme un peu partout dans la vraie vie (par exemple au bureau). Par ailleurs, il y aurait plein d’occasions de scènes crues pour le voyeurisme cinématographique, mais il n’y en a pas! Ouf ! Et contrairement aux interminables bagarres, batailles et courses-poursuites des récents blockbusters, je ne me suis pas ennuyé une seconde. Et oui, le monde des Centres de rééducation est plein d’optimisme, plein d’espoir, et les jeunes gens là-bas sont généralement des années en avance dans leur développement intellectuel par rapport aux gens « du dehors ». Rien à voir avec le pessimisme pleurnicheur et la danse hallucinante autour de son propre nombril de l’actuelle société française».

Et bon, aucun des acteurs «n’est tétraplégique pour le vrai», Madame Diatkine, comme les acteurs dans les films de guerre ne sont pas des vrais soldats, ceux des films avec des serial-killers ne sont pas non plus des serial-killers ou encore ceux des comédies débiles ne sont pas débiles… même si parfois, le doute peut s’installer…

Avant de clôturer cette critique de la critique, nous voudrions attirer votre attention sur un problème très concret qui se posera dans l’avenir proche à Paris pour les handicapé(e)s et qui montre malheureusement pour la énième  fois l’incapacité d’anticipation (au mieux) ou (au pire) l’ignorance et l’indifférence des soi-disant experts (payés très chers) censés planifier notre avenir.

RAT-Pulsif®

Une nouvelle marque, déposée par la RATP, nous surprend actuellement à la Station Stalingrad, le RAT-Pulsif®. Il s’agit ici d’un dispositif de dissuasion et de répulsion (d’où le «Pulsif») des éléments de notre société non souhaitables (d’où le «RAT»).

Pour plus des détails, veuillez vous informer à l’aide de deux articles (tous les deux téléchargeables en format PDF) :

  • un premier, paru le 20 Mars 2017 dans 20 Minutes,
  • un deuxième, paru le 21 Mars 2017 dans Le Parisien.
Article des 20 Minutes
Article du parisien

Oui, oui, les bancs confortables, les bancs publics, espèce urbaine en voie de disparition.

Même dans les squares et parcs ! Lisez ici, pour approfondir, notre article spécifique à ce sujet